Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le mouvement des marins-pêcheurs contre l'envolée des prix du gazole a pris fin lundi à La Turballe, dernier des ports des Pays-de-la-Loire en grève, tandis que le travail reprenait partiellement à Saint-Malo. Mais plusieurs autres assemblées générales ont voté en revanche la poursuite des actions, comme à Boulogne-sur-Mer, La Rochelle, Lorient et Saint-Quay-Portrieux.
Au Guilvinec (Finistère), la poursuite de la grève a été votée jusqu'à mardi matin, et des actions étaient prévues dans la journée. Le mouvement a également été prolongé à Concarneau, alors que dans les Côtes d'Armor, environ 200 marins-pêcheurs bloquaient lundi soir la Nationale 12 dans les deux sens à hauteur d'Yffignac, selon la gendarmerie.
A Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), la poursuite du mouvement pendant au moins 48 heures a été décidée à l'issue d'une assemblée générale rassemblant une cinquantaine de pêcheurs de Manche et Méditerranée, selon Jean-Pierre Thiebaut, représentant syndical CFDT de Boulogne-sur-Mer. Une cinquantaine de bateaux de la coopérative maritime étaploise étaient bloqués lundi matin dans le port de Boulogne.
Selon le comité des pêches de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), les bateaux qui ont repris la mer sont spécialisés dans la pêche aux casiers et filets (crustacés, poissons de petite taille), près des côtes lors des marées de faible coefficient. Sept bateaux de commerce attendaient d'entrer ou de sortir du port, bloqué depuis la semaine dernière à l'exception du port transmanche.
A Lorient (Morbihan), les marins-pêcheurs ont voté lundi matin la poursuite du mouvement, tout comme à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d'Armor). De nouvelles assemblées générales sont prévues mardi matin dans les deux ports, selon les comités locaux des pêches.
A La Turballe (Loire-Atlantique), dernier des ports en grève dans les Pays de la Loire, les pêcheurs ont décidé lundi de reprendre la mer, selon la présidente du comité local des pêches, Dominique Lebrun. "Maintenant, c'est le travail à terre qui doit se faire entre le ministère et nous qui doit primer", a-t-elle déclaré.
Les pêcheurs de Saint-Gilles-Croix de Vie (Vendée) ont quant à eux levé dimanche après un vote le blocus de leur port mis en place depuis une semaine. Les pêcheurs du port des Sables D'Olonne (Vendée) qui avait initié le mouvement en bloquant le chenal d'accès le 10 mai ont de leur côté repris la mer samedi.
A La Rochelle (Charente-Maritime), le mouvement a été reconduit avec une seule voix de majorité, jusqu'à jeudi matin. A Arcachon (Gironde), la reprise de la pêche a été votée, mais le port restait bloqué par cinq bateaux en signe de protestation après l'interpellation lundi matin d'un nouveau pêcheur à la suite du saccage d'étals de supermarchés jeudi soir, selon le comité local des pêches.
Selon Pascal Hénaff, représentants des patrons-pêcheurs de La Rochelle, "c'était houleux". "Il y avait des gens qui voulaient repartir et d'autres qui ne veulent pas. Je crains qu'il y ait des heurts entre pêcheurs, comme ça c'est joué à très peu près. Nous allons continuer le blocage des dépôts pétroliers jusqu'à jeudi, mais comme d'autres ports proches ont repris, nous allons laisser les mareyeurs travailler", a-t-il expliqué.
D'après Jean-Luc Jauffrais, vice-président du comité des pêches de La Rochelle, "il s'agit de participer au mouvement européen pour obtenir des mesures au niveau européen, alors que les pêcheurs italiens, belges et espagnols se mettent à leur tour en grève".
Les marins-pêcheurs de l'Etang de Berre, toujours en grève, bloquaient lundi après-midi les vedettes de lamanage du Port Autonome de Marseille (PAM) à la capitainerie de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône). Ce blocage n'avait pas d'incidence sur l'activité portuaire, a précisé le PAM. Le mouvement de grève des marins-pêcheurs risquait d'entraîner dès lundi soir la fermeture du Marché d'Intérêt National de Saumaty, où sont réunis les mareyeurs de Marseille, faute de poissons à commercialiser.
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier a réaffirmé dimanche soir avoir reçu le feu vert de Bruxelles pour son plan d'aide aux marins-pêcheurs, comportant notamment une aide sociale d'urgence de 40 millions d'euros pour compenser la hausse des prix du carburant. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche va s'efforcer d'obtenir le soutien de Bruxelles lors d'un conseil informel lundi en Slovénie.
Les pêcheurs multiplient les actions depuis le 10 mai pour protester contre la flambée du prix du gazole, passé de 0,40 euro fin 2007 à plus de 0,70 euro aujourd'hui. Le gouvernement français a annoncé mercredi le versement de 110 millions d'euros d'ici la fin de l'année dans le cadre d'une accélération du plan d'action de 310 millions d'euros annoncé le 13 janvier dernier. AP
xjou1/xsau0/xvan0/ll/xmma0/xler1/sb/jp
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|