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actu & culture


RENNES - lundi 01 juin 2009 à 17h25

Lait: nouvelle réunion de négociation mardi avec des nouvelles manifestations annoncées dans l'Ouest



Les trois principaux acteurs de la filière se retrouvent mardi à Paris pour tenter à nouveau de fixer le prix du lait après un premier échec la semaine dernière, alors que les éleveurs confrontés à un effondrement des cours de près de 30% sur un an exigent de connaître "au plus tard" le 5 juin le montant qui leur sera versé pour leurs livraisons de mai.

Deux rassemblements sont annoncés mardi dans l'Ouest, à Pontivy (Morbihan) et Laval (Mayenne), pour marquer "combien l'attente est grande", a déclaré lundi à l'Associated Press Marcel Denieul, vice-président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). "Il y a encore des marges de manoeuvre mais elles sont limitées de part et d'autre", a-t-il prévenu.

Une première réunion jeudi dernier en présence des deux médiateurs nommés par le gouvernement n'a pas permis aux parties en présence -producteurs, coopératives et industriels- de s'accorder sur un prix. La FNPL affirme avoir fait un effort en revoyant à la baisse ses exigences à 290 euros les mille litres. Les industriels, selon Henri Brichart, président de la FNPL, ne proposent que 267 euros.

La Fédération nationale de l'industrie laitière (FNIL) estime pour sa part que "le prix du lait doit à la fois permettre une juste valorisation pour les producteurs et ne pas constituer un handicap pour les entreprises dans un environnement de plus en plus concurrentiel".

Pour les éleveurs, la réunion de mardi est celle "de la dernière chance". Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Jean-Michel Lemétayer, a réaffirmé qu'un prix devait être fixé pour le 5 juin, date à laquelle les collecteurs commenceront à établir les feuilles de paie pour mai.

Le patron du premier syndicat agricole français a appelé le gouvernement à faire pression sur les industriels "pour leur faire comprendre qu'il est plus important de prendre en compte le revenu des producteurs qui leur fournissent leur matière première que de penser aux dividendes à servir aux actionnaires".

Le Premier ministre François Fillon a répondu que le gouvernement ne "laissera pas tomber" les éleveurs. "Le gouvernement met une pression maximum sur cette négociation parce que nous voulons que les producteurs de lait aient un prix rémunérateur", a-t-il déclaré la semaine dernière. Le chef du gouvernement a estimé que les parties en lice étaient "assez proches de trouver un résultat". Pour lui, "on est à quelques euros de différence entre les propositions des producteurs et celles des industriels". AP

xcur0/mw




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