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actu & culture


PARIS - dimanche 22 novembre 2009 à 12h23

Bertrand Delanoë: "la folie fiscale, c'est l'Etat"



"La folie fiscale, c'est l'Etat", a rétorqué dimanche le maire de Paris Bertrand Delanoë au président Nicolas Sarkozy qui avait critiqué la gestion des régions socialistes.

"Les derniers qui peuvent nous faire des leçons en terme de gestion de l'argent public, ce sont vraiment les gouvernants", a estimé l'édile socialiste sur Europe-1, en accusant l'Etat de financer ses dépenses de fonctionnement par la dette. "Les leçons de bonne gestion de M. Sarkozy, je les lui renvoie".

Bertrand Delanoë a défendu sa décision d'augmenter les impôts locaux à Paris en 2009 et 2010.

"On perd 300 millions d'euros de recettes du fait de la crise" et "l'Etat nous doit 312 millions d'euros, par exemple 119 millions d'euros sur le RMI transféré", a-t-il expliqué. Il affirme avoir "maintenu tous les taux de la fiscalité intacts (...) pendant huit ans". Mais, ajoute-t-il, "Paris a besoin de solidarité" et "d'investissements".

"La situation parisienne exigeait que, comme je l'ai dit aux électeurs avant d'être réélu, je leur demande un petit effort sur les deux premières années du mandat en cours", note Bertrand Delanoë.

Après la hausse "assez sensible" de 2009, "nous augmenterons de 8% en 2010 et ce sera la dernière fois", a-t-il promis. "Cela fera une augmentation en moyenne de 37 euros en 2010 pour les locataires et de 66 euros en moyenne pour les propriétaires".

Assurant avoir limité les dépenses de la municipalité, notamment les dépenses de fêtes et de cérémonie et celles de communication, le maire a justifié les besoins de financement. "Pourquoi ces sept milliards d'euros de budget? D'abord pour la solidarité".

"Nous finançons 40.000 logements sociaux en six ans", a dit le maire, en assurant que la capitale aurait dans cinq ans les 20% de logements sociaux demandés par la loi. "Nous y serons en 2014". Et de répéter: "on est parti de 11% en 2001, nous serons à 20% en 2014".

Bertrand Delanoë estime que sous son mandat, "Paris s'est rajeuni" et "les familles reviennent". AP

cb/sb




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