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La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie en a appelé "à la responsabilité des uns et des autres" en Guadeloupe dimanche et a dénoncé "des violences qui n'avaient rien à voir avec la discussion, de pures et simples violences urbaines".
"Le préfet (de Guadeloupe) a eu raison d'appeler chacun à la modération et à la responsabilité", a-t-elle estimé lors de l'émission "Dimanche Soir politique" France Inter-Le Monde-i>Télé. "Cette grève aujourd'hui porte atteinte tout simplement à la liberté, à la liberté d'aller et venir, à la liberté de travailler, à la liberté de pouvoir s'approvisionner normalement, à la liberté des enfants d'aller à l'école. Tout ceci doit s'arrêter", a-t-elle ajouté en référence au conflit social qui dure depuis plus de cinq semaines.
Il faut notamment, a-t-elle dit, "que le Medef (Mouvement des entreprises de France), lui aussi, ait une attitude qui soit responsable dans cette situation (...) Il faut que chacun prenne en compte les besoins, les exigences de l'autre".
"Il y a eu des violences qui n'avaient rien à voir avec la discussion sociale, et qui étaient de pures et simples violences urbaines", a poursuivi Mme Alliot-Marie. "Cela a amené à l'arrestation de plus d'une centaine de personnes en Guadeloupe et en Martinique qui étaient tout simplement des pilleurs, des casseurs, des gens qui ont incendié des véhicules, agressé des personnes, tiré -notamment au fusil de chasse- sur les policiers et les gendarmes".
Il existait, a-t-elle jugé, "un risque réel pour la population". "C'est ce qui m'a amenée à renforcer les moyens de gendarmerie sur place de façon à permettre aux Guadeloupéens et aux Martiniquais de vivre normalement et de permettre que les négociations puissent se dérouler dans un climat serein." Et de souligner que "depuis que les gendarmes sont arrivés en force sur l'île, il y a moins eu ces pillages et ces violences".
Interrogée sur la mise en examen et sous écrou d'un suspect dans l'enquête sur la mort du syndicaliste Jacques Bino tué par balle au cours de la nuit du 17 au 18 février en Guadeloupe, Mme Alliot-Marie a affirmé que "cette arrestation découle d'un certain nombre d'enquêtes qui ont été faites". D'après la ministre, "il n'y a pas de pressions" sur le suspect. Quatre personnes ont également été mises en examen dans cette affaire.
"Ces interpellations, j'en ai eu le compte-rendu, se sont déroulées dans des conditions normales, dans la mesure où il y a eu un certain nombre de rébellions", a-t-elle déclaré, soulignant que le principal suspect s'est lui-même rendu à la police vendredi. Pour Mme Alliot-Marie, "les Antilles sont finalement la résultante d'une situation sociale, d'une situation sociétale et d'une situation de violence importante". AP
st/cov/cr
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