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Confrontée à d'embarrassantes accusations, selon lesquelles les Etats-Unis espionneraient le gouvernement irakien, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a assuré dimanche à Rabat, dernière étape de sa tournée au Maghreb, que les deux pays entretenaient une relation "très ouverte et transparente".
Dans son nouveau livre, le journaliste Bob Woodward affirme que l'administration Bush a espionné à grande échelle le gouvernement de Nouri al-Maliki.
A la question de savoir comment, à la lumière de ces révélations, les Etats-Unis pourraient rétablir une relation de confiance avec leur allié irakien, Mme Rice a tenté de calmer le jeu.
"Je peux dire que nous avons une relation politique et diplomatique ouverte avec les Irakiens, basée sur la coopération", a-t-elle expliqué aux journalistes qui l'accompagnaient. "Pour ma part, je travaille constamment avec le Premier ministre Maliki et nous partageons des informations."
"Il s'agit d'une relation très ouverte et transparente, comme il convient à des amis qui ont traversé tant d'événements, comme nous l'avons fait avec les Irakiens", a-t-elle ajouté.
Les assertions de Woodward sur la surveillance américaine des dirigeants irakiens ont été condamnées par Bagdad, qui a averti que de tels agissements pourraient mettre en péril les liens bilatéraux.
Vendredi, le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh a indiqué que, si ces activités de surveillance rapprochée se confirmaient, elles montreraient que "les institutions des Etats-Unis sont habituées à espionner de la même façon leurs amis et leurs ennemis".
La Maison Blanche et le conseiller à la Sécurité nationale Stephen Hadley se sont refusé à tout commentaire sur les accusations contenues dans le livre "The War Within: A Secret White House History, 2006-2008", le quatrième de Bob Woodward à étudier le bilan de la présidence Bush sur fond de guerre en Irak. AP
tl/v252
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