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Une soixantaine d'islamistes armés du Groupe salafiste pour la prédiction et le combat (GSPC) étaient encerclés par l'armée en Kabylie mercredi, alors que l'organisation fait savoir par voie d'affichage sauvage qu'elle rejette l'amnistie offerte par Alger à ceux qui se rendront d'ici au 28 août.
Soucieuses d'éliminer les dernières poches du terrorisme, les forces de sécurité ont déployé un important dispositif en Kabylie, dans le cadre d'une grande offensive qui devrait s'intensifier et s'élargir dans les prochains jours dans cette région du nord-est de l'Algérie.
Des renforts commençaient à être acheminés mardi soir vers la zone des opérations, pour épauler les militaires qui doivent couvrir un vaste périmètre fortement boisé et très accidenté, selon la presse algérienne. Les accrochages et les bombardements s'intensifiaient.
Le quotidien "El Watan" fait état dans son édition de mercredi d'un militaire tué et 19 autres blessés du côté des forces de sécurité et d'un mort du côté des islamistes dès le premier jour du ratissage déclenché lundi dans la forêt de Boumhani, au sud-ouest de Tizi Ouzou (100 km à l'est d'Alger). Un autre extrémiste aurait été tué mardi matin.
Depuis lundi, ajoute "El Watan", des rafales d'armes automatiques se font entendre par intermittence, alors que l'artillerie de l'armée continue de pilonner la vaste forêt de Boumhani. Les militaires avaient été piégés, au premier jour de l'opération, par l'explosion de plusieurs bombes artisanales au moment où ils tentaient d'avancer dans cette dense forêt, devenue une zone de repli du GSPC, qui serait fort dans cette région d'une soixantaine d'éléments.
L'opération militaire a permis d'isoler et d'encercler deux groupes armés issus d'un seul groupe initial, selon le journal. L'un de ces groupes se trouve au sud, entre Draâ El Mizan (45km au sud de Tizi Ouzou) et le village de Maâmar, et l'autre au nord de la forêt, du côté d'Aït Yahia Moussa (28km au sud de Tizi Ouzou).
Le GSPC a placardé dans certaines localités de Kabylie un communiqué daté du 17 juillet dans lequel il exprime son refus de se rendre et de se plier aux exigences de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, et "interdit" aux Algériens de collaborer avec les différents services de sécurité. Le texte est signé par "l'émir" national du GSPC, Abou Mossab Abdelouadoud, de son vrai nom Abdelkader Droukel.
Par ailleurs, un islamiste armé a été tué mardi soir par les forces de sécurité lors d'une opération de ratissage dans la région de Tikdjda, wilaya (département) de Bouira (120km à l'est d'Alger), et un autre le matin dans la commune de Bordj-El-Kiffan, dans la banlieue est d'Alger, selon le journal "Liberté". AP
ham/st
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