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Vingt-trois personnes, outre les victimes des deux camps, sont mortes lors des affrontements entre la garde du président sortant Joseph Kabila et celle de Jean-Pierre Bemba, son adversaire lors du second tour de la présidentielle au Congo-Kinshasa prévu le 29 octobre, a-t-on appris vendredi auprès du ministre congolais de lIntérieur, Theophile Mbemba.
"C'est un bilan que nous avons établi dans le rayon que la police contrôlait pendant ces hostilités, il ne prend pas en compte les victimes militaires de deux camps qui se battaient", a-t-il déclaré à l'Associated Press. Selon le ministre, il y a eu "23 morts dont 12 policiers, sept civils et quatre militaires". Quarante-trois personnes ont été blessées, dont 18 policiers, 20 civils et cinq militaires (des unités autres que les deux gardes), a-t-il ajouté.
D'après M. Mbemba, 17 installations ont fait lobjet de pillages dont il a accusé la garde de Bemba d'être l'auteur.
De leur côté, ni la garde de Kabila, ni celle de Bemba n'ont donné le nombre de morts enregistrés dans leurs rangs après les trois jours d'affrontements qui ont éclaté juste avant l'annonce des résultats du premier tour de la présidentielle, dimanche soir.
Un calme précaire règne à Kinshasa depuis mercredi dernier. Mais le climat reste tendu. Après l'arrêt des hostilités, le vice-président Jean-Pierre Bemba a fait jeudi sa première apparition publique sans mot dire, devant près d'un millier de ses partisans venus s'enquérir de sa situation après l'attaque de son domicile par la garde du président Kabila. AP
sb/str
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