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Au moins 14 militaires ont été tués mercredi dans un attentat contre leur convoi à Damous, près de la wilaya (département) de Tipasa, (120 km à l’ouest d’Alger), rapporte jeudi la presse algérienne.
Cet attentat, le plus meurtrier depuis plusieurs années dans cette région et au sujet duquel les bilans divergent, n'avait toujours pas été confirmé officiellement jeudi en fin de journée.
Certains journaux, comme "El Khabar" (arabophone) ont avancé le chiffre de vingt tués, tandis que "Liberté" (francophone) parlait de 17 morts. Pour sa part, le Soir d'Algérie (francophone) évoquait une quinzaine de tués alors qu'El Watan (arabophone) parle de 14 tués.
Selon ces journaux, ces militaires ravitaillaient un campement situé dans une zone montagneuse entre Chlef et Ain Defla (160 km au sud-ouest d'Alger) à la frontière avec Tipasa lorsqu'ils ont été surpris par l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi. Cette première explosion a été suivie d'autres avant que les assaillants, environ une trentaine, selon "Liberté" n'ouvrent le feu.
Une vingtaine de militaires auraient été également blessés dans l'embuscade, et cinq terroristes tués, précise "El Khabar". Aussitôt l’armée a déclenché une opération de ratissage appuyée par des hélicoptères, selon ces journaux.
L'attaque n'a pas été revendiquée. Mais la plupart des attentats survenus ces dernières années sont attribués à la branche d’Al Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI), nouvelle dénomination depuis septembre 2006 de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).
Selon "El Khabar" et "Liberté", cette attaque serait l'oeuvre de Katibat El Ahoual ("destruction"), phalange de l'ex-GSPC.
Elle intervient quelques jours après le déplacement du général de corps d'armée Gaid Salah, à Tizi-Ouzou, capitale de la Kabylie, (100 km à l'est d’Alger), fief du BAQMI, ou il a rencontré les responsables sécuritaires pour décider du renforcement des effectifs de l’armée dans cette région. Selon des observateurs de la scène sécuritaire algérienne, l'attentat de Damous viserait donc, pour les terroristes, à desserrer l'étau sur les groupes de Kabylie. Le 17 juin, une embuscade similaire à celle de Damous avait été tendue à un convoi de gendarmerie près de Bordj Bou Arreridj (243 km au sud est d’Alger), frontière sud de la Kabylie, faisant 19 morts, 18 gendarmes et un civil.
L’attentat avait été revendiqué par la BAQMI. Ces deniers jours, l’armée a multiplié les ratissages contre les poches terroristes. Pas moins de seize terroristes ont été abattus, selon la presse. AP
nc/kak(oao)
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