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De nouveaux accrochages se sont produits samedi dans le nord-est de la Birmanie après plusieurs jours de combats entre les troupes gouvernementales et des rebelles de la minorité ethnique Kokang, selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Des milliers d'habitants se sont réfugiés du côté chinois de la frontière, mettant Pékin dans l'embarras.
L'explosion d'une bombe jetée côté chinois vendredi a fait au moins un mort et des dizaines de blessés, d'après un responsable local chinois de la Croix-Rouge cité par le journal anglophone "China Daily".
Pékin à demandé à son voisin et allié birman de mettre fin à ces combats pour "protéger la stabilité régionale", à l'approche du 60e anniversaire de la création de la République populaire de Chine le 1er octobre.
La junte de son côté tente de prendre le dessus sur plusieurs groupes ethniques armés actifs sur sa frontière, dans la perspective des élections législatives prévues en 2010, pour la première fois depuis près de 20 ans. A l'issue des précédentes, en 1990, le régime militaire avait confisqué l'écrasante victoire de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi.
Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime que jusqu'à 30.000 Birmans de la région de Kokang se sont réfugiés côté chinois dans la ville de Nansan depuis le début du mois. Les autorités chinoises leur fournissent des vivres, des abris et des soins médicaux. Le gouvernement provincial du Yunnan fait état d'environ 10.000 réfugiés Kokang.
La situation place la Chine, alliée de la junte birmane, face à un dilemme, car la plupart des réfugiés sont des Kokang, minorité sinophone de l'ethnie Han, majoritaire en Chine, soutenue depuis des dizaines d'années par Pékin en raison de ses liens traditionnels avec le Parti communiste, explique Aung Zaw, rédacteur en chef du magazine "The Irrawaddy" des exilés birmans.
Des soldats chinois gardent la région le long de la frontière, qui reste ouverte, selon un responsable chinois du nom de Hui. AP
st/v285
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