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Le chef de la police anti-émeute iranienne a menacé l'opposition de recourir à la force si elle descend dans la rue mercredi lors des traditionnelles cérémonies anti-américaines annuelles, à l'occasion de l'anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade des Etats-Unis.
Les dirigeants du mouvement réformateur ont appelé à des manifestations mercredi, en marge des commémorations de ce qui est un des événements fondateurs de la révolution islamique il y a 30 ans et un des temps forts de l'année dans la république des mollahs.
L'épisode est au coeur de la propagande du régime, et chaque année, des milliers d'enfants des écoles sont amenés en bus devant l'ancienne ambassade des Etats-Unis, surnommée le "nid d'espions", pour y dénoncer le "Grand Satan" américain et Israël et brûler des drapeaux.
Il y a 30 ans, des étudiants extrémistes avaient investi les locaux diplomatiques pour dénoncer le refus par Washington de renvoyer le shah en Iran pour y être jugé. Cinquante-deux Américains furent gardés en otage dans l'ambassade pendant 444 jours.
Les unités anti-émeute de la police utiliseront "tous leurs moyens" contre les manifestants, a mis en garde leur chef à Téhéran, le général Ali Reza Alipour. De son côté, le procureur de Téhéran Abbas Jafari Dolatabadi a affirmé que même des slogans "déviant" de la ligne officielle étaient susceptibles de déboucher sur une arrestation.
Lundi, les Gardiens de la révolution avaient également mis en garde l'opposition contre toute tentative de perturber le déroulement officiel de ces commémorations, qui prennent une importance toute particulière cette année, où l'on fête le 30ème anniversaire de la naissance de la république des mollahs.
Cela fait au moins six semaines que l'opposition n'a pas organisé de démonstration de force publique.
Par ailleurs, alors que le bras de fer continue sur le dossier du nucléaire, Téhéran cherchant à amender profondément le projet d'accord d'enrichissement d'uranium à l'étranger, le Guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei a haussé le ton contre les Etats-Unis mardi: "chaque fois que l'Amérique sourit, elle cache un poignard dans son dos", a-t-il lancé, selon l'agence officielle IRAN. Il a rejeté "des pourparlers dont l'issue est décidée par avance par les Etats-Unis". AP
nc/v
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