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actu & culture


WASHINGTON - mardi 03 novembre 2009 à 19h32

Angela Merkel plaide pour un accord sur le climat devant le Congrès américain


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La perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire n'est "pas acceptable", et l'Allemagne entend continuer à oeuvrer à la sécurisation de l'Afghanistan, a déclaré mardi Angela Merkel, qui a également plaidé la cause du climat lors d'un discours historique à Washington, le premier d'un chancelier allemand devant le Congrès américain depuis 1957.

A quelques jours du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre, Mme Merkel a appelé l'Europe et les Etats-Unis à unir leurs forces pour "abattre les murs d'aujourd'hui" et parvenir à un accord sur le changement climatique.

Elle a été souvent interrompue par des applaudissements nourris durant son allocution, la première depuis celle de Konrad Adenauer en 1957. Mais à la différence de Mme Merkel, ce dernier ne s'était exprimé que devant une seule des deux chambres du Congrès.

Devant les parlementaires américains, la chancelière a mis l'accent sur la nécessité de parvenir à un accord mondial sur la lutte contre le changement climatique lors de la conférence internationale prévue en décembre à Copenhague.

"Nous n'avons pas de temps à perdre", a-t-elle souligné en allemand, ses propos étant traduits par un interprète. Aucun traité sur la lutte contre le réchauffement ne pourra réussir sans le soutien de la Chine et de l'Inde, a-t-il déclaré, tout en se disant sûre qu'en cas d'accord, il sera possible de convaincre ces deux pays de signer le texte.

Le président américain Barack Obama partage la position allemande sur la nécessité d'un accord international robuste sur le climat, alors que le Congrès est encore très réservé sur la question. Si certains passages du discours de Mme Merkel ont été salués par des ovations debout, seule une partie de l'assistance s'est levée pour l'applaudir lorsqu'elle a parlé du climat.

Sur le programme nucléaire iranien, Mme Merkel a assuré qu'il n'était pas question, "ni maintenant ni jamais" de laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire. "Une bombe nucléaire dans les mains d'un président iranien (Mahmoud Ahmadinejad, ndlr) qui nie l'Holocauste, menace Israël et lui refuse le droit d'exister n'est pas acceptable."

Elle a jugé important de "répondre à cette menace (...) si nécessaire par des sanctions économiques dures". L'administration Obama souhaite justement que l'Allemagne accepte un durcissement de ces sanctions si l'Iran refuse des restrictions à ses activités nucléaires.

Mme Merkel a également souligné que l'Allemagne continuerait à soutenir l'effort américain en Afghanistan. Washington a indiqué qu'il aimerait voir Berlin et d'autres alliés renforcer leur présence militaire dans ce pays, mais la guerre en Afghanistan est très impopulaire en Allemagne.

Récemment réélue pour un deuxième mandat, la chancelière a aussi évoqué son enfance dans l'Allemagne de l'est communiste et assuré qu'elle "n'oublierait jamais" l'amitié germano-américaine. Elle a également déclaré aux parlementaires américains que même dans ses "rêves les plus fous", elle n'aurait jamais pensé "se tenir un jour devant (eux)".

Avant son discours au Capitole, Mme Merkel a rencontré Barack Obama à la Maison Blanche. Le président américain a salué "les sacrifices des soldats allemands en Afghanistan". Sur le climat, il a souligné la nécessité pour la communauté internationale de "travailler ensemble pour empêcher la catastrophe potentielle qui pourrait arriver" si le réchauffement n'est pas jugulé.

Durant ses étapes à la Maison Blanche et au Congrès, Mme Merkel a également exprimé sa gratitude pour le soutien des Etats-Unis à la réunification allemande. AP

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