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actu & culture


PARIS - lundi 02 novembre 2009 à 18h40

Plan cancer II: des spécialistes plutôt satisfaits



Le vice-président de la Ligue contre le cancer, le Pr Albert Hirsch a exprimé sa satisfaction, même si "les mesures manquent un peu de précisions", après l'annonce par le président Nicolas Sarkozy du plan cancer II, qui met l'accent sur l'amélioration des soins, la réduction des inégalités face à la maladie et le suivi des malades après la guérison.

"Actuellement, on guérit un cancer sur deux et Nicolas Sarkozy a pour la première fois déclaré que le cancer était presque devenu une maladie chronique", a déclaré à l'Associated Press le Pr Albert Hirsch. "L'itinéraire de soins est donc important", a-t-il ajouté.

Face aux inégalités d'accès aux soins, Albert Hirsch a salué la volonté du chef de l'Etat de les "réduire, notamment en augmentant de 20% le nombre de spécialistes". Mais il a regretté "la discrétion" de Nicolas Sarkozy concernant "le rôle des médecins généralistes", un élément selon lui "de proximité dans la chaîne de soins".

"Les mesures manquent un peu de précision", a-t-il aussi remarqué, tout en saluant l'effort financier de 730 millions d'euros.

De son côté, le Pr Michel Marty, directeur du Centre d'investigation thérapeutique en oncologie et hématologie de l'hôpital Saint-Louis à Paris, s'est dit satisfait de "la pérennité du plan cancer", initié par Jacques Chirac en 2005. "L'accent a été mis à nouveau et avec beaucoup de force sur le développement de la recherche et la recherche de transfert, la qualité de vie des patients et la perception qu'ils ont du système de santé", a-t-il souligné.

Au centre de ce dispositif, la volonté de Nicolas Sarkozy de créer des pôles de recherche, "à la hauteur des grands Instituts européens et américains", a poursuivi Michel Marty. "Ces Instituts ont par définition une mission de diagnostic, de soins, d'enseignement et de recherche et la concentration est utile".

Dans le domaine du suivi des malades après la guérison, le Pr Hirsch a décerné un bon point à l'action menée par le chef de l'Etat auprès des assureurs, "les patients ne doivent pas subir de double peine", a-t-il jugé. Bon point aussi pour la consultation d'annonce du diagnostic qui devrait être étendue au plus grand nombre, "des éléments", selon lui, "très positifs". AP

fs/sb




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