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Des scientifiques de l'Institut I-STEM d'Evry (Essonne) ont réussi, pour la première fois, à reconstituer un épiderme à partir de cellules souches embryonnaires humaines. Les résultats de leurs recherches, publiés dans la revue britannique "The Lancet", pourraient améliorer le traitement des grands brûlés et des patients atteints de maladies génétiques affectant la peau.
Ces travaux, qui ont été financés notamment grâce aux dons du Téléthon, ont été présentés vendredi à Paris par les chercheurs français. Dans un premier temps, ils ont constaté que depuis plus de deux décennies, les médecins utilisaient des techniques de culture cellulaire pour obtenir, à partir d'un petit échantillon prélevé sur le patient, une surface de peau suffisante à la reconstruction de l'épiderme détruit des grands brûlés.
Mais si ce type de greffe a été utilisé avec succès, l'une de ses limites est le temps nécessaire -trois semaines- à la production d'une surface suffisante d'épiderme pour recouvrir les cellules affectées, ce qui laisse, dans l'intervalle, le patient sans protection.
L'accès rapide à un nombre illimité de cellules capables de donner un épiderme bien constitué, parfaitement contrôlé en laboratoire avant utilisation, serait une réponse aux problèmes posés par les techniques existantes. C'est dans ce cadre que les scientifiques ont imaginé de reconstruire un épiderme entier à partir de cellules souches embryonnaires humaines, précisent dans un communiqué commun l'Université d'Evry, l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale, et l'AFM (Association française contre les myopathies). AP
pyr/com/cr
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