Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
L'Olympique de Marseille a entretenu ses espoirs européens en atomisant 6-1 le FC Zurich mardi soir au stade Vélodrome en match de la quatrième journée de la phase de poules de la Ligue des champions.
Ce succès, qui confirme la victoire phocéenne de l'aller (1-0) en Suisse, assure pratiquement aux Marseillais la 3e place du groupe C et donc la participation à la Ligue Europa. Mais cette victoire permet, surtout, à l'OM de se relancer complétement dans la course pour les 8es de finale en revenant à un point de l'AC Milan et du Real Madrid, les deux premiers de la poule qui, dans le même temps, se sont neutralisés à San Siro (1-1).
L'OM, qui restait sur décevant match nul à domicile (1-1) face à Toulouse, s'est vite libéré avec dans le premier quart d'heure, un but de Silvan Aegerter contre son camp (4e) puis sur un autre de Fabrice Abriel (12e). Les Suisses qui avaient réduit le score par Alexandre Alphonse (30e) lâchaient totalement prise après la pause sur des réalisations de Mamadou Niang (51e), de Vitorino Hilton (80e), de Benoît Cheyrou (87e) et enfin de Brandao (90e).
Bernard Challandes, l'entraîneur suisse avait souhaité que son équipe tienne au moins une mi-temps avant d'encaisser un but. Voeu pieux que n'exauçait pas Notre Dame de la Garde qui veille sur la cité phocéenne. Les 22 acteurs jouaient, en effet, depuis trois minutes quand, sur un coup-franc tendu de Fabrice Abriel, Silvan Aegerter, le milieu de terrain de Zurich mettait sa tête pour détourner le balle sous la barre transversale de sa propre cage (4e).
Zurich ne pouvait être plus malheureux. Pourtant ses malheurs n'étaient pas terminés car quelques minutes après il perdait son meilleur élément Johan Vonlanthen, victime d'une lésion musculaire (6e).
Pendant ce temps l'OM avait pris les affaires en main. Il enfonçait le clou sur un nouveau coup-franc d'Abriel. Au départ de la balle au moins deux Marseillais étaient hors-jeu mais aucun d'eux ne touchait le ballon qui rebondissait sous le nez du portier Johnny Leoni et l'arbitre validait le but (12e).
Marseille était alors presque seul sur la pelouse. Benoît Cheyrou pouvait encore frapper sans tromper Leoni (18e). C'est ensuite Brandao qui vendangeait l'occasion du 3-0. Sur une balle perdue par la défense suisse le Brésilien se trouvait en tête à tête avec Leoni mais expédiait sa frappe dans les gradins (25e).
Cet échec déconcentrait les Marseillais. Imprécis, absents à la récupération, passifs en défense, ils laissaient Zurich se remettre si bien dans le match que le jeune Alexandre Alphonse réduisait la marque d'une superbe frappe (30e).
Zurich peu à son aise sur les coups de pieds arrêtés était ensuite encore sauvé par son portier sur un coup-franc de Cheyrou (37e). Mais en retour, leur manque de sérénité faisait vivre aux Marseillais quelques moments chauds avant le repos.
Le discours de Didier Deschamps dans le secret du vestiaire faisait le plus grand bien à son équipe qui reprenait rapidement ses distances. L'essentiel du crédit en revenait à Mamoudou Niang. Le capitaine marseillais s'appuyait sur Barkary Koné pour solliciter un ballon dans le dos des défenseurs. A la réception il devançait la sortie de Leoni (51e).
La suite des débats était dominée par les locaux avec toutefois de vives réactions adverses amenant un sauvetage de Gary Bocaly sur Duan Djuric (65e) puis un autre de Steve Mandanda face au capitaine suisse Hannu Tihinen (77e).
Mais même en fin de match Marseille ne relâchait pas son effort offensif. Ses belles intentions étaient récompensées par le cinquième but d'une frappe précise de Cheyrou (87e). C'est, enfin, Brandao qui concluait ce festival offensif à la réception d'un "caviar" de Niang (90e). Deschamps pouvait enfin afficher un grand sourire. ÄP
xdes/jlc
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|